samedi, 17 mai 2008

samedi 17 mai, vers 17h30

Sur le canapé, avant de regarder un épisode supplémentaire de Oz : une pipe.

(— Je dois me passer sous l'eau avant?
— Oui, ce serait gentlemanesque.)

19:51 Publié dans Pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pipe

Tau

Je ne me souvenais pas de l'émotion que Tau, le cousin d'Alpha, faisait naître en moi. Le plus étonnant (ou l'inverse), c'est que j'oublie toujours le prénom de ce cousin alors que je me souviens de celui de son frère et de sa sœur.

J'ai éprouvé une émotion sensuelle dès que je l'ai revu, la franchise de son regard, son humour, ses dents blanches, son bronzage, ses muscles et son coprs dru, sans graisse, obtenu sans sport, juste en travaillant. Un besoin de n'être pas loin de lui, de sentir son aura, d'être dans la chaleur de sa gentillesse un peu distante, un peu sur ses gardes.
S'est-il rendu compte de quelque chose, est-ce pour cela qu'il est rarement resté à côté de moi sous la véranda, s'éloignant pour discuter avec d'autres? Ou n'est-ce que la conséquence logique, naturelle, de son âge et du mien (13 ans d'écart), qui l'a ramené tous naturellement vers les jeunes gens de son âge, me laissant embarrassée, un peu idiote?

J'ai mis un moment à comprendre ce qui se passait, à reconnaître qu'il m'attirait.
Puis je me suis souvenue que c'était déjà le cas en 2005.

Et pourtant je ne puis m'imaginer dans ses bras, mon corps est trop empâté, même mince il serait trop gros, pour lui habitué à presque de la maigreur... Je ne peux même imaginer sa réaction, serait-il choqué (après tout je suis la femme de son cousin), flatté, amusé?
Fasse qu'il ne soit pas ironique.
J'aimerais le toucher, juste l'embrasser, rien de plus, juste pour voir, pour savoir.

Cette fois-ci, je ne vais pas oublier son prénom.

samedi 17 mai, vers 6h du matin

Je suis réveillée, lui à peine, il me caresse la peau, les seins, me pénètre de dos, jouit, se rendort.
Moi aussi.

Samedi 17 mai, 1h du matin

Après Oz, une douche, nue, au lit.
Il me lèche assez longuement, j'ai envie qu'il vienne sur moi, je ne sais jamais s'il va accepter, son épaule lui fait mal et il s'essouffle. Ça me manque. Son poids mon manque, enfin, pas son poids réel, il est bien trop lourd, mais son corps sur moi, le sentir de tout mon long, tout son long.
Mais ce soir il accepte, comme je dis souvent, tout est une question de millimètres, il faut trouver l'exacte position des sensations, la position qui permet à sa queue de frotter au mieux contre mes lèvres, l'entrée du vagin. C'est plutôt la peau du ventre qui vient contre du clitoris, c'est pour cela qu'il est important que tout soit trempé: certe ça permet de glisser, mais ça permet aussi de coller, d'adhérer, c'est un glissement en adhésion.

C'est très bon, étonnament bon même, c'est rare que je trouve si vite mes marques, mais je suis un peu perturbée pas le fait que je sens pas son plaisir, ni souffle, ni grognement, j'ai l'impression qu'il ne sent pas grand chose.
Je pose la question, il me confirme que c'est le cas.
Ça me perturbe, j'ai besoin de son plaisir pour que le mien soit maximal, «ça t'est déjà arrivé» me dit-il, et je pense à toutes les fois où il a dû me faire l'amour alors que je n'en avais pas vraiment envie et que je lui disais de jouir sans moi, sans m'attendre. Le pauvre, c'est terrible, et c'est arrivé si souvent.

Il s'essouffle, il peine, je lui dis que je vais venir sur lui, j'ai peur qu'il ne débande.
Il va pour se dégager, se dresse sur ses avant-bras, donne quelques coups de reins, c'est très bon, je sens mon plaisir qui monte, «continue, non, pareil, continue, ne change rien...» Il continue, j'ai saisi ce que je pouvais de ses fesse, le plaisir monte, il me manque quelque chose, son plaisir ou un coup de rein plus décidé, je jouis, très bien, mais il manque quelque chose.

Il se dégage, s'allonge à mes côtés, «repose-toi», je pense qu'il ne veut plus faire l'amour et somnole aussitôt; mais si, quelques secondes plus tard il me pénètre de dos, je proteste un peu, il aurait dû me prévenir, je me préparais vraiment à dormi. Il bouge un peu sans conviction, débande et abandonne.

Nous nous endormons.

vendredi, 16 mai 2008

jeudi 15 mai, 23 h 30

Pas envie. L'esprit trop plein.

Je commence à parler de tout, de rien. Il se tait obstinément

— Tu ne compras jamais, hein? J'ai besoin de discuter pour me vider la tête.

— Mais si je discute, je n'ai plus envie de baiser.

Nous nous embrassons un peu, je suis nue sur le lit. Il commence un cunnilingus, c'est très bon, mais ça ne "monte" pas. On dirait que j'ai à nouveau des démangeaisons, sa langue "gratte", fait du bien, soulage.

Je n'ai pas envie de lui, trop de fantasme par ailleurs.

Il réussit à me faire jouir, très bien.

Je viens sur lui. Fatigue morale. J'aimerais que ce soit lui qui vienne sur moi, qu'il me fasse l'amour. Il est trop lourd et je lui en veux. Je lui en veux de ne pas faire d'efforts pour me donner envie de lui. Fantasmes vers d'autres, Pi, attentif, présent, drôle, ou Tau sensuel.

Je m'y prends mal. Il n'arrive pas à jouir, je n'arrive pas à saisir une parcelle de son plaisir sur son visage ou dans son souffle pour la faire s'épanouir. Rien ou pas grand chose. Je trouve une position ou je le sens profondément en moi, je me frotte, je jouis à nouveau.

— Je ne peux plus. Tu ne veux pas venir en levrette?

Allongés côte à côte, il me prend de dos. Il jouit difficilement.

mercredi, 14 mai 2008

mercredi 14 mai, une heure du matin environ

Pas envie de baiser. Pipe, et puis je ne sais plus.

mardi, 13 mai 2008

mardi 13 mai, 2 heures du matin

Il dort quand je me couche à ses côtés.

Il me caresse machinalement, se réveille, s'introduit en moi de dos, jouit assez vite, se rendort.

Pas envie de lui, tête emplie de Tau.

jeudi, 08 mai 2008

Jeudi 8 mai, vers 16 heures

Rebelote. Je n'en ai pas très envie mais je n'ose pas lui dire, je ne veux pas lui faire de peine.

Lorsque nous fermons la porte à clé, nous entendons notre fille de douze ans dire de la mezzanine: — Si vous vous enfermez, je préfère sortir.
Nous nous regardons, rouges de gêne.
Nous passons ensemble sous la douche pour nous laver réciproquement le sexe (sans savon, gare à l'odeur):
— Tu sens le sexe, beurk.
— Tu sens la cigarette, beurk! (ouf, j'échappe à la leçon de morale).

Au lit. Il me fait m'asseoir sur sa bouche, je croise les bras et m'appuie sur la poutre du plafond mansardé. Ça dure et c'est très bon, je jouis, je suis épuisée, j'ai les genoux et les hanches coincés.
— Je n'en peux plus. Tu crois que tu peux me prendre sur le bord du lit?
Je me mets à quatre pattes sur le bord du lit, il me prend en levrette et jouit très vite et très fort.
Je m'endors aussitôt.

Je n'ai pas réellement émergée tandis que j'écris cela. Etat caoutchouteux.

Jeudi 8 mai, vers 8 heures

Je me réveille, il fait frais, il fait bon, je devrais me lever, aller pisser, peut-être ne pas me recoucher, je n'ai pas le courage. Je reste allongée sur le cos, je regarde le ciel bleu à travers le velux, je regarde la lumière, je me colle contre le dos d'alpha, mon flanc contre son dos (flanc droit, je dors à sa gauche depuis le lit de la Cité U, depuis l'époque où je dormais du côté du mur pour éviter qu'il ne me fasse tomber du lit de 80 cm). Depuis que je n'ai pas pu le toucher pendant des semaines parce que son épaule lui faisait mal, depuis la mort de M, je cherche le contact d'un maximum de peau, instinctivement. Ça me rassure, il est là, il est vivant. Je suis bien. Si seulement je n'avais pas cette petite envie de pisser.

Alpha bouge, se tourne dans son sommeil. Instinctivement il cherche le creux de mon épaule avec sa tête, il cherche un sein, il caresse. J'aime ses mains sur moi. Je pourrais rester des heures juste à sentir ses mains, comme un chat ou un cheval. Malheureusement c'est trop "neutre" pour lui. D'une certaine façon, je suis trop sensuelle et pas assez sexuelle. Je n'ai pas besoin de beaucoup pour être bien.

Sa main glisse entre mes cuisses, je n'ai pas très envie, je ne suis pas du matin. Ma pensée vagabonde, je pense à autre chose ou à rien, quand je reprends contact avec la réalité, sa main est entre mes cuisses et coulisse, c'est bon, pas trop fort (ce toute façon je suis trop endormie pour que ce soit trop fort, mon cerveau ne connecte pas).
Assez vite sa tête descend, il veut me lécher, il adore ça. Au début j'étais très gênée, à cause de l'odeur que j'imaginais dans les poils, il m'assure qu'il aime mon odeur. Je prends garde à toujours être propre, il est rare que je me couche sans m'être passé le sexe à l'eau. Il m'a appris à aimer ça, il faut dire qu'il fait ça très bien, avec parfois beaucoup de patience quand je suis trop sur les nerfs ou au contraire trop lymphatique. Le pire c'est quand cela devient divin, j'ai envie que cela ne s'arrête plus. Le pauvre.
Ce matin le plaisir reste local. C'est bon, doux, mon sexe gonfle, mais rien à faire, cela n'atteint pas le cerveau. Or la jouissance vient du cerveau ou naît des allers-retour entre la tête et le sexe. C'est très bon, mais cela ne monte pas, cela ne se répand pas dans les membres. Je ne suis pas du matin. Peut-être que si j'avais la vessie vide, aussi... J'en profite malgré tout longuement, je joue avec sa queue, je lui caresse les couilles, je sais que c'est l'endroit le plus sensible de son corps. Elles sont très douces, depuis qu'il les a épilés à la pince à épiler il y a une dizaine d'années, les poils n'ont jamais vraiment repoussés. Le gland est trempé, la glaire me détrempe la main, ça glisse, j'aime beaucoup.

Il s'allonge (il est rare désormais qu'il vienne sur moi, il est trop lourd et son bras ne le porte pas longtemps. je le regrette, ça me manque, même si son poids nuit beaucoup à la compréhension tactile (faire bouger les hanches ou les fesses d'une pression de main). J'aime avoir un corps sur moi) et je l'engloutis avec ma bouche. Il est long, large et dur, moins long que lorsqu'il était plus jeune (je n'ose pas lui dire, mais ça m'ennuie, il faudrait vraiment qu'il maigrisse, au moins un peu. Il n'est pas en bonne santé. La taille de sa queue prouve qu'il n'est pas en bonne santé). Il aime ça et j'aime son plaisir, j'adore qu'il aime ça. Sa queue est propre, il a pris une douche après le sport hier soir, je redoute toujours les premières secondes de pipe, l'odeur d'urine rancie prise dans les plis du prépuce.

Puis il m'attire vers lui pour que je l'enfourche. Je sens très bien sa queue, je serre mon vagin, c'est si bon de le sentir. Cela pourrait me suffire, j'aime cette queue en moi.
— Tu aimes ça, hein ?
— Oui.
Ton de la conversation, c'est une évidence. Je ne suis pas très bonne pour l'excitation, je ne suis pas excitante. Faire l'amour est une évidence, ça va de soi. Pas de chichis.
J'enlève mon T-shirt, je lui propose de remettre ses lunettes (il est très myope), il refuse. Je suis embarrassée, je viens de me souvenir de mes cicatrices sur les seins qu'il n'aime pas beaucoup. Hasard ou délicatesse, il murmure «Je n'ai pas envie de bouger».
— Où en es-tu ?
— Je suis assez loin, c'était fatigant.
— Ne t'inquiète pas, moi aussi. Ça ne monte pas jusqu'au cerveau.
C'est vrai. C'est bon, mais je ne crois pas que je puisse jouir. Je prends mon temps, cherche les positions, ce que j'appelle "la recherche du millimètre". Très assise, son sexe très loin en moi, penchée sur lui (il me suce les seins au passage), faisant coulisser son sexe longuement en serrant mes muscles...
Le plaisir monte, le sien aussi. Je le sens jouir, souvent qu'il jouisse me fait jouir, sa queue se raidit et a des soubresauts. Aujourd'hui cela n'aura pas été suffisant, tant pis. Je m'abats sur le lit, épuisée, et malgré tout, très détendue.
Je ne sais plus si nous nous sommes rendormis ou si nous nous sommes levés.

mercredi, 07 mai 2008

Mercredi 6 mai, vers 18h30

Rentrés ensemble en voiture. Il me propose d'aller baiser dès qu'il a fini son coup de fil. Je passe rapidement sous la douche me laver le sexe — sans savon, bien sûr.
A poil, je m'arrête devant l'ordinateur. Il râle: c'est toujours lui qui m'attend.
Au lit. Nus sur le drap. On est bien. Il fait bon.
Il me suce longuement. Il fait ça si bien. Le plaisir monte, mais pas trop. Je laisse courir mon imagination à partir des articles que j'ai parcourus dans Penthouse samedi. Celui sur la sodomie m'intrigue, un "canal qui s'apprivoise", une peau plus douce que le vagin, et surtout "échapper à l'impression d'enfermement du vagin" (??! Qu'est-ce que c'est que ces conneries?) Je lui propose de venir sur lui, de jouir — mais pas lui, puis qu'il me sodomise en levrette.
Je jouis rapidement, je regrette de ne pas mettre davantage appliquée, j'aurais pu faire durer la jouissance quelques secondes de plus (c'est désormais mon objectif: non pas baiser longtemps, mais "tenir" la jouissance", pendant ces quelques secondes qui paraissent une éternité).
J'attrape le tube de hyalomiel, il est trop vieux et il fait trop chaud, il coule jaune. je m'essuie les mains dans le sopalin, met un peu de pseudo-gel (si liquide) dans mon cul.
En levrette. Il faut que je l'aide, il est perdu, ne trouve pas le trou (à vrai dire, moi non plus, pas tout de suite, tout est trempé). Ça fait mal. Très mal. Il force un peu, insiste. Envie de hurler. Une fois à fond, ça va mieux, mais il ne faut pas qu'il bouge trop. Il abandonne vite, il a peur de me faire trop mal en jouissant s'il ne se contrôle plus.
Je reviens sur lui, il me fait bouger avec ses mains, j'aime beaucoup ça, qu'il se serve de moi pour son plaisir, à son rythme, les mains sur mes hanches. Nous nous embrassons, je bouge sur lui, cela fait nettement moins mal, quand il jouit, les soubressauts de sa queue en moi me font presque jouir.
Mais j'ai eu trop mal.
Nous nous endormons aussitôt, terriblement bien, embrumés. Sommeil de plomb, béatitude.